Publications

Mai 2018

Ouvrages parus en français sur l’Allemagne

Ouvrages parus en allemand sur la France


Mars 2018

Ouvrages parus en français sur l’Allemagne

Ouvrages parus en allemand sur la France

Résumé

MUSÉE NATIONAL DE L’HISTOIRE DE L’IMMIGRATION :
Hommes et Migrations. Au prisme de la consommation
Numéro 1320, janvier-février-mars 2018, 172 p.
ISBN : 978-2-9190-4040-7

Dans son premier numéro de l’année 2018, la revue Hommes et Migrations du musée national de l’Histoire de l’immigration propose un dossier sur le thème de la consommation. Rassemblant les contributions d’un cycle de séminaires franco-allemands, dirigé par Virginie Silhouette-Dercourt et Maren Möhring, les différents articles adoptent une approche « post-migrante », c’est-à-dire qu’ils partent du principe que nos sociétés sont profondément structurées par la migration et qu’une distinction claire entre « culture migrante » et « culture majoritaire » est de plus en plus difficile. Ils s’attachent à mettre en avant la manière dont consomment les migrants – aussi bien en France, en Allemagne, qu’ailleurs dans le monde –, puisque ceux-ci arrivent dans le pays d’accueil avec des pratiques alimentaires, de beauté et d’entretien qui leur sont propres. Ce dossier est organisé selon trois axes principaux : le rôle de la consommation dans la construction des liens sociaux, familiaux et intergénérationnels, les migrants comme producteurs de sens, et la modification de la société « dominante », des marchés de consommation et des musées au contact des migrants. Ces trois angles sont approfondis au travers de différents exemples, allant entre autres des couples germano-thaïlandais qui se retrouvent à Preußenpark (Berlin), aux salons de coiffure afro en Allemagne et à la culture culinaire « métissée » de l’île de la Réunion.

Alexane LEPOAN

Résumé

DEUTSCH-FRANZÖSISCHES INSTITUT (dir.) :
Frankreich Jahrbuch 2016. Sozial- und Solidarwirtschaft in Frankreich und Europa
Springer VS, Wiesbaden, 2017, 256 p.
ISBN : 978-3-658-17621-1

La thématique du Frankreich Jahrbuch 2016 est l’économie sociale et solidaire, appelée aussi le « troisième secteur », qui s’ajoute à la dichotomie classique entre secteur public et secteur privé à but lucratif. Cette troisième voie (à ne pas confondre avec le secteur tertiaire dans la classification des grands secteurs de l’économie telle qu’elle avait été conceptualisée, notamment par l’économiste français Jean Fourastié au début du XXe siècle) regroupe des entités organisationnelles aux statuts et modes de fonctionnement très différents telles les associations, les coopératives, les fondations et les mutuelles. Contrairement à la situation en Allemagne, ce troisième secteur bénéficie en France depuis les années 1970 d’une visibilité médiatique croissante et fait l’objet d’efforts de structuration institutionnelle de la part des pouvoirs publics comme en témoignent la création d’une délégation interministérielle à l’économie sociale et solidaire dès 1981, ou, dans un passé plus récent, l’adoption d’une loi en 2014, appelée « Loi Hamon », d’après le ministre délégué à l’économie sociale et solidaire de l’époque. Cette loi vise à promouvoir ce secteur comme un gisement d’emplois futurs et comme une alternative – économique, voire philosophique – face aux limites apparentes des secteurs public et privé classiques dans la lutte contre le chômage de masse qui frappe la société française depuis la fin des Trente Glorieuses. Une des propositions phares du candidat Hamon à l’élection présidentielle de 2017, à savoir de doubler la part de l’économie sociale et solidaire dans l’économie française à l’horizon de 2025 s’il était élu, s’inscrivait dans cette logique. Avec actuellement quelque 2,5 millions d’actifs représentant environ 10,5 % de la population active française, la part de ce secteur semble légèrement inférieure à l’importance du troisième secteur en Allemagne en matière d’emplois (9,2 %). Cependant, comme le montre l’une des contributions de l’ouvrage en proposant une comparaison de l’importance de ce secteur dans les deux pays, les chiffres allemands sont à prendre avec précaution, d’une part parce qu’ils datent d’une enquête réalisée par l’Office fédéral des statistiques réalisée en 2007, et d’autre part en raison de la difficulté à établir des équivalences ne serait-ce terminologiques dans la définition et la délimitation du troisième secteur de part et d’autre du Rhin. En effet, le terme même de troisième secteur semble beaucoup moins répandu en Allemagne et le concept allemand de Gemeinnützigkeit, qui se rapproche le plus de l’économie sociale et solidaire à la française, est déterminé très largement par le statut spécifique qu’accorde le droit fiscal allemand – notamment depuis une réforme du droit régissant les fondations intervenue en 2007 et visant à promouvoir les activités émanant de la société civile – aux institutions et organismes opérant dans ce domaine. Enfin, le concept de Gemeinwirtschaft, très important dans l’histoire du syndicalisme allemand jusqu’à une époque récente, est devenu moins courant avec la disparition/liquidation progressive depuis les années 1980 des entreprises détenues par les syndicats allemands (telles la Bank für Gemeinwirtschaft ou encore la société de construction immobilière Neue Heimat).

Le potentiel d’innovation du troisième secteur : convergences et divergences franco-allemandes

Si dans les deux pays, le troisième secteur joue un rôle indiscutable en matière d’emplois et de structuration de la vie quotidienne et s’il est probable que, compte tenu de l’évolution démographique dans les deux pays, son importance va augmenter avec les besoins croissants dans les domaines de la santé, de l’action sociale et de l’éducation, les différences franco-allemandes se situent dans l’intégration institutionnelle de ce secteur dans le tissu politico-économique, et plus particulièrement dans les relations qu’il entretient avec les pouvoirs publics, au niveau national, voire régional et local. La vision d’un troisième secteur comme alternative à l’économie de marché classique, et disposant à ce titre d’un potentiel de transformation progressive – et non violente – des structures économiques et sociétales vers une société plus solidaire et égalitaire, semble moins présente dans les débats sur le troisième secteur en Allemagne. Dans leur contribution, Ingo Bode et Sabine Russ-Sattar abordent les réalités et les perspectives de l’économie sociale en Europe sous l’angle de son potentiel « d’innovation, de routine ou de contre-modèle » par rapport aux structures économiques et sociales existantes dans les deux pays. En effet, la promotion de ce secteur comme alternative à l’économie de marché est rarement avancée dans le discours politique allemand, ce qui n’exclut pas que certains projets « d’économie sociale » ou « d’entreprise sociale » peuvent faire preuve d’un potentiel d’innovation sociale. À ce titre, les auteurs mentionnent l’exemple de coopératives allemandes favorisant les énergies renouvelables produites localement par opposition aux sources énergétiques d’origine fossile ou nucléaire produites de façon centralisée, ou encore des formes alternatives dans la gestion du parc immobilier, car misant sur une participation très active des propriétaires ou locataires dans la conception et gestion des Mehrgenerationenhäuser qui permettent de nouvelles formes de solidarité au quotidien entre les générations. Ces projets s’inspirent, voire reprennent, souvent des concepts anciens (les coopératives) en les revitalisant et en les adaptant à de nouveaux besoins sociaux qui se font jour avec les mutations de la société. Toujours est-il que le troisième secteur semble davantage être considéré, côté allemand, comme faisant partie intégrante d’un système pluraliste sans avoir vocation à se substituer aux autres formes d’organisation économique et sociale existantes.

Les différentes contributions de l’ouvrage illustrent les convergences et les divergences en matière d’économie sociale et solidaire, non seulement entre la France et l’Allemagne, mais aussi au niveau européen (contribution d’Andrea Maier). La comparaison de l’évolution, notamment depuis 1945, et de la stratégie commerciale des banques coopératives françaises par rapport aux Genossenschaftsbanken allemandes dans le système bancaire national respectif, est particulièrement éclairante. Christophe Braouet montre que si ce type de banque est né en Allemagne au XIXe siècle, il domine aujourd’hui le système bancaire français avec une part de marché autour de 60 % depuis une phase de restructuration intervenue dans les années 1990, tandis que les Genossenschaftsbanken allemandes constituent le plus petit des trois piliers (à côté des – grandes – banques privées d’une part et des banques publiques, dont les caisses d’épargne, d’autre part). Si le paysage bancaire français est caractérisé par une forte rationalisation et concentration autour notamment de trois groupes de coopératives (Crédit agricole, la fusion entre Banques populaires et Caisses d’épargne dans le groupe BPCE à la fin des années 1990 et le Crédit Mutuel), à côté desquels seules les banques privées existent comme second pilier du système français, le secteur bancaire allemand se distingue encore par sa forte fragmentation, voire atomisation avec plus de 1 700 établissements de crédit au total (contre quelque 370 établissements en France). À noter enfin que, selon l’auteur, les banques coopératives allemandes auraient mieux surmonté la crise financière et bancaire de la fin des années 2000 que leurs homologues français alors que le système bancaire allemand dans son ensemble avait été beaucoup plus touché et fragilisé par cette crise que le système bancaire français.

Werner ZETTELMEIER


Décembre 2017

Ouvrages parus en français sur l’Allemagne

Ouvrages parus en allemand sur la France

Résumé

Valérie LOZAC’H :
Des doctrines aux réformes ? La modernisation de l’État en Allemagne
Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2016, 284 p. (Res Publica)
ISBN : 978-2-7535-5005-6

Il faut réformer l’État : ce mot d’ordre rencontre un large écho en Allemagne, où l’unification coïncide avec la diffusion de discours modernisateurs portés par une coalition d’experts issus du champ académique, de fondations et d’agences de conseil. Ils puisent à la fois dans le New Public Management et la « bonne » gouvernance, dont ils reprennent les slogans – efficience, performance, transparence, proximité – et s’approprient les outils – contractualisation, budgétisation, contrôle de gestion, etc.

Les nouveaux Länder offrent a priori un terreau propice à l’expérimentation de ces préceptes, en raison des défaillances communément imputées à la bureaucratie postcommuniste. Peu de travaux s’intéressent néanmoins aux modalités concrètes de leur circulation, qui demeurent relativement obscures. Elles constituent l’objet de ce livre, qui s’appuie sur une enquête dans le Land de Saxe pour appréhender les différentes formes d’articulation entre la production des doctrines modernisatrices et la fabrique des réformes. Il montre que la modernisation de l’État relève d’une activité technico-bureaucratique, où les emprunts doctrinaux se résument à une sélection d’instruments gestionnaires, et répond à une logique d’économicisation, où la réduction des dépenses publiques tient lieu de programme de réforme. Le transfert d’Ouest en Est représente un autre trait saillant de la circulation des doctrines modernisatrices dans l’Allemagne unifiée. Elle repose en effet sur une importation d’experts, de savoirs et de pratiques, qui caractérise plus généralement le processus de transformation dans les nouveaux Länder. Contrairement aux attentes des cercles réformateurs ouest-allemands, ceux-ci témoignent toutefois d’une faible réceptivité aux doctrines modernisatrices, à l’instar de l’ensemble de l’espace postcommuniste.

Résumé de l’éditeur

Valérie Lozac’h est maître de conférences en science politique à l’université de Strasbourg et membre du laboratoire SAGE (UMR 7363).


Septembre 2017

Ouvrages parus en français sur l’Allemagne

Ouvrages parus en allemand sur la France

Résumé

Barbara KUNZ, Stephan MARTENS, Hans STARK (dir.) :
L’Allemagne sur la scène internationale – En quête de stabilité dans un monde qui change
Presses universitaires du Septentrion, Villeneuve d’Ascq, 2017, 256 p. (Espaces politiques)
ISBN : 978-2-7574-1730-0

Face aux multiples défis qui se posent actuellement à l’échelle mondiale, cet ouvrage collectif se propose d’étudier le positionnement de l’Allemagne selon quatre grands axes thématiques : sa politique européenne, son ancrage dans les organisations internationales, son rôle dans l’économie mondiale et sa politique de sécurité et de défense. Malgré une culture de la retenue sur la scène internationale, héritée de son passé, l’Allemagne apparaît de plus en plus comme un facteur de stabilité dans un monde en crise, du fait de sa politique étrangère fondée sur des valeurs, de la longévité au pouvoir de sa chancelière et de sa puissance économique. Or pour déployer pleinement son potentiel diplomatique aux niveaux européen et mondial, le pays devra pouvoir compter sur ses partenaires, au premier rang desquels la France.

Solène HAZOUARD


Juillet 2017

Ouvrages parus en français sur l’Allemagne

Ouvrages parus en allemand sur la France

Résumé

Henrik UTERWEDDE :
Frankreich – eine Länderkunde
Verlag Barbara Budrich, Opladen/Berlin/Toronto, 2017, 196 p.
ISBN : 978-3-8474-2078-1

On sait que les élections présidentielles et législatives de cette année en France ont été suivies avec une très grande attention dans les pays voisins, à commencer par le premier partenaire politique et économique de la France, à savoir l’Allemagne. La couverture que les médias allemands ont accordée à cette campagne “pas comme les autres” a été exceptionnelle tant son déroulement, ses enjeux politiques, aussi bien nationaux qu’européens, et les personnalités qui l’ont marquée étaient inhabituels. Mais les médias audiovisuels plus encore que la presse écrite ne peuvent souvent que capter l’actualité la plus immédiate, sans pouvoir offrir une mise en perspective d’un événement ou d’un fait politique dans un contexte historique, social et économique plus vaste permettant de mieux comprendre les mutations majeures et profondes auxquelles est confrontée la société française depuis les années 1980. Les errements et soubresauts de la campagne électorale ne sont finalement que l’expression médiatisée des problèmes et des défis plus structurels, et parfois très spécifiques à la France, que les nouveaux responsables issus de ces élections vont devoir relever très rapidement. Si les problèmes économiques et sociaux, tels que le chômage de masse, les migrations et la globalisation, ou politiques, tels que la capacité du système politique à représenter la société dans toute sa complexité et diversité, ne sont pas propres à la France, la campagne électorale de 2017 a montré peut-être plus nettement que par le passé – et aussi par rapport à d’autres pays européens comparables – une crise d’orientation et de confiance profonde (et dangereuse pour l’avenir de la démocratie pluraliste) qui s’est instaurée entre la “classe” politique française et ses institutions traditionnelles, à commencer par les grands partis politiques qui dominaient la scène politique depuis l’avènement de la Ve République à la fin des années 1950, et le corps électoral qui a voulu très nettement renouveler les idées, les pratiques et les personnels politiques, marquant ainsi une césure dans l’histoire récente du système politique français.

C’est à ce titre que l’ouvrage publié par Henrik Uterwedde, ancien directeur adjoint de l’Institut franco-allemand de Ludwigsburg et spécialiste reconnu de la France contemporaine et des relations franco-allemandes, peut apporter au lecteur germanophone des éclairages indispensables à la compréhension des tendances “lourdes” de l’évolution du système politique, économique et social de la France qui se cachent en quelque sorte derrière le fil des événements parfois spectaculaires et inédits de cette campagne. Cet ouvrage s’articule autour de 10 chapitres (repères historiques, système politique, partis et élections, rôle de l’État, médias, système économique, société, avec un focus sur la question fondamentale dans le débat français qui est celle du “lien social”, système éducatif et enfin évolution des relations de la France avec l’étranger). Dans son introduction, Henrik Uterwedde a pu tenir compte des résultats de l’élection présidentielle, mais pas de ceux des élections législatives. Il met l’accent sur les “travaux d’Hercule” qui attendent le nouveau président compte tenu des multiples crises – tant politiques qu’économiques et sociales – qui secouent le pays depuis de longues années. Des problèmes structurels auxquels la classe politique traditionnelle – de gauche ou de droite – n’a pas su ou voulu s’attaquer avec le courage et l’énergie nécessaires, qu’il s’agisse de l’indispensable réforme de la formation professionnelle, d’un renforcement du dialogue social, de la crise des banlieues, du modèle d’intégration, des inégalités sociales et territoriales croissantes, etc. Ils sont analysés de façon approfondie dans les différents chapitres thématiques. Ces crises ont abouti à un renforcement des extrémismes politiques, notamment sous la forme d’une montée en puissance de l’extrême droite qui a obtenu un score historique à une élection présidentielle avec plus de 30 %. En abordant les multiples problèmes et blocages de la société française actuelle, Henrik Uterwedde insiste cependant également et à juste tire sur les potentialités dont dispose le pays, sur ses forces, tant sociales qu’économiques, et sur son rayonnement sur la scène internationale qui pourraient lui permettre de réaliser le renouveau et le changement tant attendus par une majorité de Français. À ce titre, l’ouvrage ne s’inscrit pas dans le discours plutôt pessimiste des “déclinologues” qui ont trouvé avec leurs publications et leur forte présence médiatique un large écho au sein de l’opinion publique française ces dernières années.  Tout en mesurant les difficultés et l’immensité du défi qui attend la nouvelle majorité, l’ouvrage reste – prudemment – optimiste et reflète ainsi un sentiment largement présent dans le pays pendant cette phase post-électorale.

Werner ZETTELMEIER

Résumé

DEUTSCH-FRANZÖSISCHES INSTITUT (Hrsg.) :
Frankreich Jahrbuch 2016 – Sozial- und Solidarwirtschaft in Frankreich und Europa
Springer VS, Wiesbaden, 2017, 256 p. (Research)
ISBN: 978-3-658-17621-1

Dans la dernière édition de son Frankreich Jahrbuch, l’Institut franco-allemand de Ludwigsburg consacre un grand dossier à l’économie sociale et solidaire en France et en Europe. L’attention se porte notamment sur l’importance de ce secteur, ainsi que sur les différents types d’organisations qui le composent, afin de savoir dans quelle mesure il peut être considéré comme un modèle économique alternatif. Au-delà de ce dossier, le Jahrbuch comprend trois comptes rendus de lecture, une chronologie des événements politiques, économiques et sociaux significatifs en France d’octobre 2015 à septembre 2016 et quelques données socioéconomiques de référence en comparaison internationale. Ce volume se propose également de rappeler la composition du gouvernement Valls II – suivi du gouvernement Cazeneuve – et les résultats des primaires au sein des différents partis politiques français, pour se conclure sur une sélection d’ouvrages récents parus en allemand sur la France.

Solène HAZOUARD


Avril 2017

Ouvrages parus en français sur l’Allemagne

Ouvrages parus en allemand sur la France

Résumé

couverture de MIGRA_166L’Allemagne face au nouveau « défi migratoire »
Migrations Société, vol. 28, n°166, octobre-décembre 2016, 154 p.

Le Centre d’information et d’études sur les migrations internationales (CIEMI) a publié dernièrement un vaste dossier intitulé « L’Allemagne face au nouveau « défi migratoire » : les réfugiés au cœur des tensions identitaires ». Coordonné par Ingrid Tucci, sociologue et chercheure au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), rattachée au Laboratoire d’économie et de sociologie du travail (LEST), ce dossier aborde tour à tour les limites de la solidarité outre-Rhin, la construction d’une identité collective, les cours d’intégration pour étrangers, la question migratoire dans le débat politique, l’ambivalence entre Willkommenskultur (« culture de bienvenue ») et populisme de droite, les jeunes musulmans et l’Allemagne en tant que « société postmigratoire ». Une analyse éclairante des enjeux actuels, replacés dans le contexte historique depuis 1945. Pour le lecteur qui souhaiterait approfondir le sujet, une bibliographie sélective est proposée en fin de dossier.

Solène HAZOUARD